v. 16
Dieu o lieis don me volh temer!
Là où Carl Appel voit en ce vers une question et traduit temer par “craindre”,Rv0 , p.59 Walter T. Pattison en fait une relative auprès de lieis , ce qui nous semble en effet plus approprié — et donne à l’infinitif la valeur “technique” qu’il peut avoir dans le vocabulaire amoureuxA ce propos, voir Glynnis M. Cropp , ouv. cité , pp.202-203. de “to be afraid of revealing one’s passion to other people”, de là “to conceal one’s love”.RO (Pattison, The Life and Works of the Troubadour…) Walter T. Patterson , The Life and Works of the Troubadour Raimbaut d’Orange , Minneapolis, The University of Minnesota Press, 1952, pp.3-30 , p.144. Le problème se pose alors au v.18, bien sûr, où le poète affirme q’ieu no i faz ges feignien semblan (“so, that I never disguise my face in such a case”). Ainsi, on aurait ici deux affirmations successives, se contredisant formellement l’une l’autre : dans la première l’amant dirait qu’il s’efforce de cacher (temer ) son amour, dans la seconde il déclare qu’il lui est agréable (Bo’m sap , v.17) de ne pas cacher ses sentiments ! D’autre part, et cela ne fait qu’ajouter à la confusion, dans la strophe II, le poète répond à la question implicite qu’il posait au début de son poème : pourquoi est-ce que je chante si souvent ? Non pas pour de l’argent (vv.1-3), et ma Dame le sait bien (vv. 4-7), mais bien parce que mon chant me procure un autre plazer (v.8) dans la mesure où chaque fois que je chante, je nomme ma Dame, ce que je serais incapable de faire normalement, auzen totz (v.11). Remarquons, entre parenthèses, que Pattison évite soigneusement le problème que pose ce verbe nommar , en restant fort vague dans sa traduction.En effet, la syntaxe-même de sa traduction est pour le moins ambiguë : “because as often as I sing I cannot name her in the hearing of all” (p.142). Faut-il comprendre “je ne peux pas la nommer devant tous chaque fois que je chante” ? Ou, au contraire, “je ne peux pas la nommer devant tous aussi souvent que je la nomme en chantant” ? Ce qui lui permet, par ailleurs, tirant parti de cette ambiguïté, d’affirmer à propos du v.18 que le poète peut parfaitement montrer sa joie “on hearing the poem without revealing the subject of his love, since she is not named therein”.Ibid. , p.144. Passons sur le fait qu’au v.18 il ne s’agit pas d’entendre le poème dit par un autre (c’est là le sujet de la strophe II) mais bien de questions directes concernant la Dame qi de Midonz m’enquieir . Ce n’est pas cela qui importe, mais bien la façon dont on interprète nommar : pour Pattison, la Dame n’est pas nommée dans le poème — mais sa traduction des vv.10-11 est très peu claire à ce sujet — ce qui lui permet de traduire temer par ‘cacher ses sentiments’ et d’éviter toute contradiction entre les vv.15-16 et 17-19. En ce qui nous concerne, nous croyons mieux respecter la syntaxe du texte en traduisant les vv.10-11 par ‘car je ne peux pas la nommer pendant que tous écoutent, aussi souvent (que je ne le fais) en chantant’,Les auzen totz ne forment pas, bien entendu, l’audience du poète, son public. Il s’agit là d’une périphrase désignant de façon indéterminée “les autres”, “en présence de tous”... (voir e.a.LR (Raynouard, Lexique roman ou Dict. de la langue…) M. Raynouard , *Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours comparée avec les autres langues romanes. Réimpression de l’original publiée à Paris, 1836-1845, Heidelberg, Carl Winterverlag, t.V, p.11 , t.I, p.149). ce qui introduit la contradiction dont il était question plus haut, et rendrait d’ailleurs caduque l’argumentation de Pattison qui est cependant en accord avec tout ce que nous savons concernant l’idéologie courtoise.Sur les exigences du celar , du secret, voir e.a. Christiane Leubefey , ouv.cité , pp.84-86; voir aussi supra , chans. V,45-47.
La difficulté provient, pensons-nous, de la transparence — apparente! — du terme nommar . Ce verbe signifie en effet ‘nommer, donner un nom’,Voir e.a.PDL (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Petit Dictionnaire provençal-français , Heidelberg, Carl Winter Verlag — Universitätsverlag, 1966, 4e éd., p.54 (* , p.260. — On y répertorie aussi des significations négatives, ‘nommer en blâmant, en accusant’, mais uniquement celles-là! mais pas nécessairement. C’est ce que montre bien l’exemple suivant qui différencie nettement le champ sémantique de nommar , apellar et aver nom :
Dans ces vers de Raimon Feraud, il est clair que nommar ne signifie pas “nommer, donner un nom”, puisque pour cela il emploie le syntagme aver nom . Ainsi, si Raimbaut dit que dans son poème il “nomme” sa Dame, il ne faut pas nécessairement en conclure qu’il y dévoile son nom, ce qui serait, nous le répétons, une infraction majeure au code de la fin’amor . En fait, le verbe nommar signifie également, à côté de son sens premier, “dire, faire savoir quelque chose”,FEW (von Wartburg, Französisches etymologisches…) von Wartburg , Französisches etymologisches Wörterbuch , t.VII, p.179 (il s’agit d’un exemple du Tarn, 1180) et le FEW von Wartburg , Französisches etymologisches Wörterbuch nous donne d’autre part une forme renomar (dont on trouve par ailleurs l’équivalent en ancien françaisGOD (Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue…) Frédéric Godefroy , Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle , Vaduz., Kraus Reprint, 1965 (réimpr. de 1re éd. de Paris, 1880-1902), [ , t. ) qui a le sens de “parler défavorablement de”.FEW (von Wartburg, Französisches etymologisches…) von Wartburg , Französisches etymologisches Wörterbuch , t.VII, p.180. Connaissant la valeur e.a. dépréciative du préfixe RE-, il n’est dès lors pas impossible de postuler un verbe simple nommar , avec le sens de “parler favorablement de”,Voir Edward L. Adams , ouv. cité , p.451; tout comme on a reprophar “reproach” — prophar “approach”; un phénomène analogue n’est certes pas exclu dans le cas qui nous occupe. d’autant plus que l’infinitif passé du verbe signifie en ancien français (et en occitanNe serait d’ailleurs pas ainsi qu’il faudrait traduire nomatz dans l’exemple de Raimon Feraud ? ) très régulièrement “renommé” et que l’on trouve aussi, toujours en ancien français, le sens de “jem.bezeichnen, berühmt machen”.TOB (Tobler, Altfranzösisches Wörterbuch) A. Tobler-Lommatzsch , Altfranzösisches Wörterbuch , t.II, p.626, l.3-7 , t.VI, p.764.
*El temps antic un jaysans fom
savis c’Apollo avia nom,
c’era filosofo nomatz
e per alcuns dieus apellatz*SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.V, p.409. — Il s’agit d’un exemple emprunté à Raimon Feraud , La Vida de San Honorat , Genève, Slatkine Reprints, 1974 (Réimpr. de l’éd. d’A.L. Sardiou , Nice, 1874), p.91 (XLIX, 9-12).
En somme, tout tourne en effet autour du problème de la discrétion, dont nous avons ici une utilisation pour le moins subtile. Lorsque Raimbaut affirme que ses poèmes lui permettent de nommar sa Dame, il ne songe pas un seul instant à transgresser les lois de la courtoisie: il s’agit uniquement de chanter ses louanges, de la faire connaître à travers cette représentation idéale qu’en est le poème,Voir à ce propos Pierre Guiraud , ‘Les structures étymologiques du Trobar’, in Poétique , VIII (1971), p.425. de rehausser et de répandre son pretz .Ibid. , p.423.- Voir aussi Glynnis M. Cropp , ouv.cité , pp.426-432 et A.H. Schutz , ‘The Provençal expression Pretz e Valor’, in Speculum , XIX (1944), pp.492-493. De là aussi que son propre plazer augmente à chaque fois que son chant se répète (vv.12-16), de là que sa joie est manifeste lorsqu’on lui parle de celle qu’il chante (vv.17-19). Dans cette optique, il n’est nullement nécessaire de traduire temer par ‘cacher’ comme le fait Pattison. Le poète n’a rien à cacher, au contraire. Dans la mesure où il aime courtoisement, il a le devoir de chanter sa Dame, de nommar , c’est-à-dire de “faire la renommée” de celle qui est au centre de ses pensées. Et si notre analyse est vraie, se temer de peut très bien se traduire par ‘besorgt sein um’.SW , t.VIII, p.112. Ce qui ferait de la phrase lieis don me volh temer un quasi-synonyme de cug tener Dieu (vv.15-16), Dieu et la Dame étant de la sorte presque assimilés l’un à l’autre.P. Guiraud , art.cité , p.422. Il est évident que nous n’entendons pas par cela qu’il y ait ici poésie “religieuse”!
↩ au vers 16
vv. 20–24
Neus de lai / on no·s fai …
Texte et traduction de Pattison: “Neus de lai/ On no’s fai/ noms, me trair/ Qant diretz de lieis tal plazer/ — Cossi’us n’era datz gran avers : Even in the case where the name is not mentioned, all that you say of her brings me such pleasure — as if great wealth were given to you”. Contrairement à Carl Appel et à Kurt Lewent,Voir Rv0 , p.58 et Kurt Lewent , C.R. ..., p.161. Pattison suit fidèlement la tradition manuscrite,Cette strophe n’apparaît que dans le ms.a si ce n’est en deux occasions: là où il émende nos en noms et là où il scinde metrai en me trai .
Si ces corrections mineures peuvent en effet être facilement acceptées, il est cependant plus difficile de suivre Pattison dans ses interprétations et traductions. Remarquons, d’abord, que lorsqu’il traduit de lai on... par ‘in the case where...’, il néglige le sens locatif habituel de la locution.SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.IV, p.301 Ceci étant amené par le fait qu’ayant émendé nos en noms , il se sent obligé — de par son interprétation précédente (nommar... ) — d’affirmer que le “nom” de la Dame n’est en aucun cas donné: “If her name were not mentioned, he could not openly show his delight. But even when the name is not spoken, he gets immense pleasure on being reminded of her”.RO (Pattison, The Life and Works of the Troubadour…) Walter T. Patterson , The Life and Works of the Troubadour Raimbaut d’Orange , Minneapolis, The University of Minnesota Press, 1952, pp.3-30 , p.145. Toutefois, ce refus d’y voir un sens locatif entraîne sa traduction de se faire par ‘parler, dire’. Or, Pattison lui-même est le premier à reconnaître que dans un tel cas le verbe requiert un sujet personnel et s’emploie, en outre, dans une incise, d’où sa remarque: “I admit that my rendering of the passage presupposes that Raimbaut took a slight liberty in usage here”.Ibid. — Voir aussi SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.III, p.388 (n°32). Dans ces conditions-là, pourquoi ne pas traduire se faire par ‘entstehen, wachsen’ ou ‘sich (zu etw.) machen, werden’?SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.III, p.387 (n°30). Ce qui nous donnerait, en gardant le sens premier de lai : ‘Même là où son nom ne croît pas...’. Quant à la forme verbale trai , il s’agit pour Pattison, d’une troisième personne dont le sujet est toute la proposition qui suit: quant diretz... ; l’objet en est tal plazer , tandis que me a la valeur d’un complément d’objet indirect. Il n’y aurait pas grand-chose à redire à cette lecture, si ce n’est la concordance des temps (trai — diretz ) assez peu logique et complètement passée sous silence par Pattison dans sa traduction. Partant du sens locatif que nous croyons devoir conserver aux vv.20-21, nous pourrions considérer me trai comme une première personne de se traire . eine Richtung nehmen, sich begeben ,SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.VIII, p.365. donner à qant une valeur hypothétiqueA.J. Henrichsen , ouv.cité , pp.35 et 70. et à ce moment-là, le futur diretz ne pose plus aucun problème étant donné qu’il équivaudrait alors, sans nul doute possible, à un présent.Ibid. , pp.49-50 et 114-119. Dès lors, nous aurions la traduction suivante: ‘Je me rends même là où son nom ne croît pas, si vous me dites d’elle tal plazer comme si grand bien vous en était donné’.
Cette hypothèse pourrait en effet être satisfaisante, si ce n’était le mot plazer . On peut en effet aisément concevoir que l’amant aime qu’on vienne lui poser des questions concernant sa Dame (vv.17-18) et que sa joie croisse lorsqu’il en entend parler (v.19). Toutefois, dans le vocabulaire courtois, plazer signifie habituellement “le bonheur ou le plaisir, et notamment celui qui, venant de l’amour, inspire le poète-amoureux” ou encore “les plaisirs d’amour et les faveurs reçues de la Dame”.Glynnis M. Cropp , ouv.cité , pp.320 et 321. On avouera qu’il devient difficile d’admettre que le poète puisse dire qu’il lui plaît d’entendre évoquer par d’autres ce qu’il recherche lui-même! D’autre part, et cela nous semble une objection de taille, comment peut-on affirmer, à la fois, que le nom de la Dame ne ‘croît’ pas (et pour qu’il croisse il faut qu’on en parle) et que d’autres l’évoquent au point que le poète en ait du plazer (dans l’interprétation de Pattison) ou bien qu’ils mentionnent le plazer qu’ils en ont eu eux-mêmes (dans notre hypothèse)!
Force nous est de remettre en cause nos propres hypothèses. Outre les significations déjà citées, se faire peut également se traduire par ‘sich begeben, gehen, treten’.SW, t.III, pp.387-388. Quant à plazer , on peut en faire l’objet non de me trair , mais bien de metrai , futur de metre , ce qui a l’avantage de respecter totalement le ms..Il y aurait même moyen d’aller plus loin en cela. Il n’est peut-être pas nécessaire d’émender nos , étant donné que ce terme peut également être une variante de En ou Na , la particule nobiliaire (voir SW, t.II, pp.408-409; V. Crescini , ouv.cité , pp.129-135; J. Ronjat , ouv.cité , t.II, §455). Que cette forme soit cas sujet masculin ne pose aucun problème (on sait que la Dame peut être désignée indifféremment par un masc. ou un fém.,). Le problème, bien sûr, outre qu’il s’agisse d’une forme rare et archaïque, c’est que normalement elle s’emploie proclitiquement! Qant a sa valeur temporelle et non plus hypothétique et dirai reste au futur. De là notre nouvelle traduction pour les vv.20-24: ‘Même là où son nom (=ma Dame) ne va point, je mettrai (=j’aurai) un tel plaisir, lorsque vous parlerez d’elle, comme si grandes richesses vous était données’. En d’autres termes, le lieu d’où la Dame est absente, deviendra lieu de plazer pour l’amant, pour autant qu’on lui parle d’elle.
↩ au vers 20
v. 54
quar ia trai
Pattison a sans aucun doute raison de supposer que trai puisse être un substantif analogue à l’ancien français trait , ayant par conséquent le sens de ‘durée, longueur de temps’.GOD , t.VIII, p.5; RO (Pattison, The Life and Works of the Troubadour…) Walter T. Patterson , The Life and Works of the Troubadour Raimbaut d’Orange , Minneapolis, The University of Minnesota Press, 1952, pp.3-30 , p.143. Il n’en demeure pas moins que s’il faut traduire i a trai par ‘for a while’, comme il le suggère, on se heurte à quelques problèmes. Pattison donne une traduction satisfaisante, il est vrai, mais pour ce faire il est obligé de faire violence au texte, en rendant par (v.56) par une forme du passé, alors qu’il s’agit indubitablement d’un indicatif présent: “And the truly courteous are accused because, for a while, that one who has the appearance without real strength of noble virtue has seemed courteous, even if it is not so”.Ibid. C’est nous qui soulignons. D’autre part, et la chose ne nous semble pas sans importance, à lire ce vers de cette façon, il introduit un hiatus pour le moins gênant (i/a ) qui allonge indûment le vers d’une syllabe.
Pour notre part, nous préférons l’interprétation de Kurt Lewent qui voit en trai une troisième personne de l’indicatif présent de trahir .Kurt Lewent , art. cité , p.161.- Renvoyant pour le sens de trai à SW (Levy, Provenzalisches Supplement…) Emil Levy , Provenzalisches Supplement Wörterbuch. Berichtigungen und Ergänzungen zu Raynouards Lexique roman , Leipzig, U.K. Reißland, 1894-1924, t.I-VIII , t.VIII, p.356, il traduit: “denn derjenige richtet fürwar schon Schan an, der nur zum Schein, ohne sicheres Vermögen, als höfisch auftritt, wenn dies gar nicht wahr ist”. Bien sûr, on pourrait faire la remarque que dans ce cas on aurait une forme dissyllabique (traï ) aussi inadmissible du point de vue de la versification que l’hiatus i/a . On sait toutefois combien la conjugaison de trahir fut influencée par celle de traire , tant et si bien qu’une forme trai monosyllabique n’est certes pas à exclure dans ce cas-ci.Voir e.a. ANG , pp.350-351; Carla Cremonesi , Nozioni di Grammatica storica provenzale , Milano, Cisalpino, 1967, p.138. Toujours selon Kurt Lewent, a semblan est une forme adverbiale (analogue à per semblan auprès de par , alors que pour Pattison cet a est une forme d’aver . Finalement, i a trai est lu ia trai , ce qui nous évite également l’hiatus signalé plus haut.Dans les mss. on lit aussi: ia trai(E) et iatrai (a) . La strophe manque dans le ms. C.
↩ au vers 54